Sur la route d’Ilakaka …

La suite de nos aventures à Ilakaka vous est donc contée depuis la france …

Nous n’avons pas pu trouver sur place de liaison Internet, et nous étions déjà heureux, vu les conditions un peu précaires, de pouvoir recharger les batteries des caméras et extraire les photos de l’appareil photonumérique vers l’ordinateur portable. (dont la batterie ne fontionne plus, il faut le savoir …)
A ce moment-là, nous ne savions pas du tout ce qui nous attendait !
Jean-Luc lui-même ne connaissait pas la région, et tout ce que nous possédions comme information se résummait à de grande généralités, et un reportage passé deux fois sur France 3.
Ilakaka était probablement une ville champignon de 50 000, peut-être 100 000 habitants, mais aucune source officielle où puiser une information fiable, pour vous dire à quel point les informations varient …
Nous ne savions pas si nous aurions de l’électricité, une bande passante en téléphone pour contacter nos familles …


Nous voilà donc sur la route pour Ilakaka !
Première surprise, ce n’est pas celle que nous avions prise pour la forêt de Baobabs hier … Celle-ci est en bien meilleur état, il faut dire que c’est la route principale qui relie Tuléar à la capitale Antananarive ou plutôt « Tana », comme on le dit ici.

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Nos derrières tapent un peu sur les sièges, je ne suis pas sûr que le nivellement du terrain soit la priorité des ingénieurs de la DDE malgache …
Peu importe, nous rions bien, l’ambiance est excellente et ce ne sont pas quelques dos d’ânes qui vont nous faire peur. ^__^
Nous nous attendons à beaucoup de la part de Dieu, et les paroles que nous avons reçues avant notre départ restent dans nos pensées.

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Voilà ce que nous entendons par « ambiance excellente » ! ^__^

Dans nos pensées aussi les mots de nos familles et de tous nos bien-aimés que nous avons pu récupérer au Cyber-café « Paositra » en mettant en ligne notre dernier billet.
J’ai copié-collé vos commentaires, les mails d’Anneso, histoire de pouvoir les relire ensuite bien au chaud …
Cette pensée de la semence et de la récolte m’a grandement inspiré, je n’ai pas oublié de la partager à Charles avant de partir, je compte bien lui faire lire les commentaires dès que nous aurons trouvé de l’électricité pour le portable … J’ai bien vu qu’avoir des nouvelles de sa famille et de l’église lui ont fait le plus grand bien.
Dommage que la batterie soit HS … J’aurais voulu qu’il les lise en détail … Cette appréhension d’être un mauvais traducteur et de ne pas tout rapporter correctement … Hmmm, ce n’est pas facile à gérer …
On aura un portable qui fonctionne trop top au prochain voyage, c’est pas grave, Jésus pourvoit !

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Le geek au service de Dieu, youpiiiiiii ! ^__^

Les petit villages défilent devant nos yeux … La végétation et le climat changent assez rapidement, en fin de compte, mais en douceur …
C’est étrange cette pluie qui s’est mise à tomber depuis hier, dans le climat semi-désertique sec et chaud de Tuléar, nous ne nous attendions pas du tout à cette humidité et cette fraîcheur.
Nous sommes tous très contents d’avoir pensé à emporter avec nous pulls ou vestes …
D’après Charles et Guillaume, nous sommes loins du climat de Tamatave ou même Sambava, plutôt très chaud et humide.

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Ce qui m’a le plus frappé dans ces images de ce trajet, c’est cette terre rouge qui à valu à Mada ce surnom d' »Île Rouge » et que l’on devine dans la couleur des briques et des murs des maisons des villages.

Nous croisons régulièrement toutes sortes de personnes: des cyclistes, des chars à Zébus, des files de marcheurs, de vrais taxis-brousse aussi, un peu comme des camions à bétail que l’on aurait reconvertis en transport de personnes … où les malgaches viennent s’entasser à quoi … 50, 60 personnes ?

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Le taxi brousse dans toute sa splendeur … Imaginez-vous dedans … bénissez les malgaches !

Quelques temps plus tard, l’humidité se change tantôt en brume, tantôt en pluie irrégulière, on devine que le minibus grimpe en altitude (même si ce ne doit pas être de beaucoup) et le paysage devient irréel, presque lunaire: de hauts plateaux entourés de montagnes qui semblent aujourd’hui grignotées, gommées par la brume blanche des nuages.

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Hop ! Outil « Gomme Divine » … Hé hé … ^__^

C’est du photoshop made in le Seigneur, il faut dire que question créativité, je n’ai pas trouvé plus fort que Jésus, que le premier qui à fait … Hmmm … Disons un caméléon, par exemple, lève la main. (Mais il ne faut pas chercher bien loin pour trouver encore plus fort, hein ? Non ?! Et bien, prenez un miroir … et vous verrez tout de suite combien Dieu fait des choses merveilleuses! ^__~)

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Après ce petit tour du côté de la lune, mais sur terre, nous voyons enfin le premier village qui ressemble à une petite ville. D’ailleurs nous nous demandons si nous ne sommes pas déjà arrivés à Ilakaka, mais non, il s’agît d’un petit village qui fait aussi dans le saphir, juste avant notre destination.

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Et juste sur le côté, on ne le voit pas, mais il y a un grand panneau avec « Affat Saphir » écrit en très très gros …

Et après quelques kilomètres supplémentaires, nous voici arrivés …

Et bien ça fait drôle …

La ville ressemble vraiment à s’y méprendre à une ville de far-west, on ne sait plus trop bien si nous sommes dans le Texas ou à Mada, jugez plutôt:

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Une seule route goudronnée qui traverse la ville, les seuls bâtiments construits et dépassant un rez-de-chaussée bordent cette même route, de grands réservoirs d’eau sont fixés en hauteur sur des échaffaudages en bois …
Je ne vous parle même pas de la station-service du coin, en fait de simples bidons de 3 ou 5L alignés sur un présentoir en planches de récupération …

La suite au prochain billet …

A bientôt ! ^__^

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